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La libre circulation des travailleurs spécialisés
s'accentue à travers le monde. Selon le rapport annuel de
l'Organisation de coopération et de développement économiques
sur les migrations internationales de 2003, les États-Unis
ont accueilli en 2002 trois millions de travailleurs étrangers
temporaires. Dix ans plus tôt, il y en avait moins de un
million. La demande est telle que l'Organisation mondiale du commerce
a ouvert en mars dernier une ronde de négociations pour
la «libéralisation des échanges de main-d'oeuvre» afin
qu'un plus grand nombre de travailleurs spécialisés
puissent oeuvrer partout où il y a des besoins de talents.
Or, gérer des équipes de travail de plus en plus
multiculturelles et multiethniques constitue une lourde tâche
pour un directeur des ressources humaines. «Nous voyons venir
depuis longtemps, au sein des entreprises, de nouveaux postes exigeant
des compétences interculturelles», explique Lucie
Houde, présidente et directrice du développement
de Archétypes-Inter, une entreprise de consultants en développement
des compétences humanistes et interculturelles.
Le rôle de ces médiateurs ou «décodeurs
interculturels» en entreprise consisterait à comprendre
les composantes des différentes cultures du personnel en
vue de favoriser des relations plus harmonieuses entre les membres
des équipes. Ils assisteraient aussi les employés
en poste à l'étranger pour leur assurer un niveau
approprié de connaissance des cultures qu'ils auront à côtoyer.
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Lucie Houde, M.A., C.R.H.A.
lucie.houde@archetypes-inter.net |